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Épuisement psychique au travail : un signal d’alarme social

  • Photo du rédacteur: FO 56
    FO 56
  • il y a 17 heures
  • 2 min de lecture

Fatigue chronique, anxiété, perte de sens, surcharge mentale, tensions permanentes, manque d’effectifs, pression des résultats, hyperconnexion… 


Derrière l’augmentation des arrêts maladie, une réalité s’impose progressivement : celle de l’épuisement psychique au travail.

Selon les données récentes, le nombre d’arrêts de travail indemnisés a augmenté de 10 % entre 2019 et 2024 pour atteindre 9,1 millions d’arrêts.


Dans le même temps, les troubles psychologiques prennent une place de plus en plus importante dans les arrêts longue durée. Les affections psychiques reconnues dans le cadre des maladies professionnelles continuent également de progresser.

Cette situation touche aujourd’hui de nombreux secteurs : hôpital, aide à domicile, industrie, commerce, transports, administrations ou encore métiers de bureau. 

Les jeunes travailleurs, les femmes, les managers et les professions du soin figurent parmi les catégories les plus exposées.


Pour beaucoup de salariés, le problème ne réside pas dans un manque d’investissement. Bien au contraire. Les études montrent que la surcharge de travail, le manque de reconnaissance, les pratiques managériales dégradées ou encore les difficultés d’organisation figurent parmi les premières causes des arrêts liés à la santé mentale.


Réduire ce phénomène à une simple fragilité individuelle serait une erreur.

Lorsqu’un salarié n’a plus le temps de récupérer, lorsqu’il doit compenser des sous-effectifs permanents, lorsqu’il travaille sous pression constante ou qu’il ne peut plus exercer correctement son métier, c’est l’organisation du travail elle-même qui doit être interrogée.


Ce que revendique FO

Pour FO, la santé au travail ne peut pas être considérée comme une variable d’ajustement économique.

FO revendique notamment :

  • le renforcement des effectifs afin de réduire la surcharge de travail ;

  • une véritable politique de prévention des risques psychosociaux ;

  • le respect du droit à la déconnexion ;

  • le renforcement des moyens de la médecine du travail ;

  • l'amélioration des conditions de travail et de la reconnaissance professionnelle ;

  • le maintien et le renforcement des dispositifs de protection sociale ;

  • une meilleure reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail.

Défendre les travailleurs ne consiste pas uniquement à défendre les salaires ou les statuts.

C’est aussi refuser qu’un nombre croissant de salariés finissent par perdre leur santé à force de devoir tenir dans des conditions de travail toujours plus dégradées.

La santé mentale au travail ne doit plus être un sujet secondaire. Elle est devenue un enjeu social majeur.

Sources


FO56


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