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Agroalimentaire. 70 salariés de l’usine Gaillard, à Locminé, font grève et dénoncent des pressions

"Ce lundi 17 mai 2021 : une mobilisation inédite


C’est le premier débrayage en vingt ans. Ils réclament une revalorisation de leurs salaires et se plaignent de pressions.


D’un côté, la moitié des 140 salariés qui ont débrayé, dénonçant des pressions

psychologiques, souhaitant que le travail le samedi ne leur soit plus imposé et

réclamant une revalorisation de leurs salaires.


« Il y a une vraie souffrance »

De l’autre, le directeur de l’usine de gâteaux, qui fait partie du groupe Goûters

magiques, se défend. Nous avons travaillé deux samedis en 2021, aucun l’an

dernier. Nous avons versé, en tout, 112 000 € de « prime Macron » à nos salariés. Je

prends note de vos revendications, mais je ne décide pas seul, répond Bruno

Gonzalez.


Un conseil d’entreprise est prévu dans un mois. On fera un point sur une

augmentation générale de 1,3 %, assure Bruno Gonzalez. Les salariés grévistes

réclament 3 %. Ils n’ont pas repris le travail à 14 h."


Extrait article - Ouest-France




Des salariés de Gaillard Pâtissier, à Locminé (56), ont fait grève ce lundi matin. Ils dénoncent une dégradation des conditions de travail et salariales.



Ce lundi 17 mai, le directeur du site (notre photo, à droite) est venu à la rencontre des salariés, rassemblés sur le parking de l’entreprise et soutenus par FO, pour prendre connaissance de leurs revendications. (Le Télégramme/Patrick Hernot)

De mémoire de salariés, Gaillard Pâtissier, situé dans la zone industrielle de Kerpièche, à Locminé (56), n’avait jamais connu de mouvement de grève. D’ailleurs, aucune section syndicale n’est présente au sein de l’entreprise, intégrée au groupe « Goûters magiques », et spécialisée dans la pâtisserie industrielle (madeleine, cake) distribuée en grandes surfaces.

Mais les ouvriers ne veulent pas être pris pour de bonnes pâtes ! Ce lundi 17 mai, à 11 h, l’équipe du matin a cessé le travail. Les employés ont été rejoints par des collègues des équipes de l’après-midi et de nuit. À 12 h, ils étaient plus de 70, soit la moitié de l’effectif de l’usine, regroupés sur le parking de l’entreprise à participer à ce débrayage pour exprimer leur colère.


Conditions de travail et relations dégradées


Ils dénoncent une dégradation des conditions de travail et des relations au sein de l’usine qui s’ajoutent à une politique salariale jugée « insuffisante » à l’issue des négociations annuelles obligatoires. « On nous demande toujours plus et on a moins

avec des cadences qui augmentent », résume une salariée qui ne goûte guère à l’absence d’intéressement et de participation cette année.

Mais ce sont surtout les pressions qui les ont conduits à sauter le pas et manifester leur ras-le-bol avec le soutien de l’union départementale Force ouvrière.


Pression psychologique


« Le travail du samedi ne s’effectue pas toujours sur la base du volontariat et nous n’avons aucune compensation. Par ailleurs, les arrêts maladie doivent être déposés dans le bureau du directeur des ressources humaines », énumère des ouvriers. « Les salariés attendent un réel dialogue social », plaide Christian Cadio, secrétaire adjoint de l’union départementale FO.

Il s’est néanmoins engagé à réunir prochainement un comité social et économique exceptionnel pour évoquer les risques psychosociaux et les conditions de travail.


« On n’a pas vu la crise. On travaille autant depuis le début de la pandémie et le premier confinement », rétorquent des salariés qui attendent des avancées. « Si la direction ne lâche rien, on se mobilisera à nouveau et pas simplement le temps d’un débrayage », préviennent-ils.


extrait du Télégramme Publié le 17 mai 2021 à 16h10





Tout le personnel de la partie production a commencé à débrayer en fin de matinée. Et la mobilisation qui devait se terminer à 14h, s’est poursuivie dans l’après midi.


La Gazette du Centre Morbihan


Par Gilles Queffélec Publié le 17 Mai 21 à 15:51


Rares sont les mouvements sociaux chez Gaillard Pâtissier, entreprise de renom à Locminé appartenant au groupe Goûters Magiques.

Mais il semble que cette fois-ci, la tension soit à son paroxysme entre une partie du personnel et la direction. La moitié des 140 salariés était ainsi attendue ce lundi 17 mai 2021 pour une opération de débrayage ; la première équipe s’arrêtant de travailler à 11 heures et la seconde ne prenant son poste qu’à 14 heures.

Des pressions psychologiques

Une façon pour ces derniers de faire valoir leur mécontentement face à « une dégradation des conditions de travail » qui s’exprimeraient notamment par des « pressions psychologiques ». « Les arrêts de travail se multiplient d’ailleurs »,

indique Christian Cadio, secrétaire-adjoint de l’Union départementale de Force Ouvrière, qui a été contacté par les salariés....