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⚡Communiqué intersyndical | 25 novembre 2025 : journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes au travail aussi, il faut des actes et des moyens !

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    FO 56
  • il y a 5 jours
  • 3 min de lecture


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Au travail aussi, il faut des actes et des moyens !


Les violences faites aux femmes au travail sont massives. Ainsi elles touchent les femmes de toutes professions, du secteur privé comme public et de toutes catégories socioprofessionnelles.


Une colère sociale profonde

Le 20 octobre 2025, dans un communiqué, l’intersyndicale a alerté sur la profondeur de la colère sociale. Le budget à l’étude n’apporte aucune réponse à la hauteur et fait peser l’essentiel des efforts sur le monde du travail.


Nos organisations syndicales demandent :

  • Un budget de justice sociale et fiscale qui prend en compte l’objectif d’égalité salariale femmes/hommes.

  • Un plan global interministériel, doté de moyens pour prévenir et traiter rigoureusement les violences sexistes et sexuelles.

  • Un renforcement des services publics (santé, justice, police, éducation) avec un budget à la hauteur des enjeux.


Des chiffres alarmants

Aujourd’hui encore :

  • 9 % des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail ;

  • 30 % des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail ;

  • 70 % de ces victimes n’en ont jamais parlé à leur employeur.

Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine :40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée ou un licenciement.


Des obligations patronales encore trop peu respectées

De trop nombreux employeurs, publics ou privés, ne respectent pas leurs obligations en matière de prévention, de protection des victimes et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail.

Les budgets alloués à la lutte contre les violences faites aux femmes sont :

  • trop faibles,

  • mal répartis,

  • imparfaitement évalués,

comme l’indique le rapport sénatorial du 2 juillet 2025.


Un sous-financement massif

Le delta est énorme entre :

  • 171,6 millions d’euros dépensés

  • 3,1 milliards d’euros nécessaires (fondation des femmes)


Il est urgent d’agir dans le monde du travail

Le lieu de travail doit être une ressource dans la lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales, via :

  • Des mesures spécifiques

  • Une prise en charge sociale adaptée par le service social du travail


S’aligner sur les meilleures législations européennes


La France doit transposer rapidement la directive 2024/1385 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.


Des concertations doivent être ouvertes pour :

🔎 Mesures attendues


  • Faire un bilan rigoureux des mesures de 2018 et identifier les nouvelles dispositions à adopter ;

  • Construire un baromètre annuel sous l’égide du Haut Conseil à l’Egalité pour évaluer le ressenti des travailleuses sur les violences sexistes et sexuelles au travail, dans le secteur privé comme dans les fonctions publiques ;

  • La mise en place de sanctions dissuasives pour toutes les entreprises et établissements qui n’ont pas de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles et de dispositif de signalement ;

  • Des droits pour protéger les victimes de violences conjugales, conformément à la convention 190 et la recommandation 206 de l’OIT : abrogation des jours de carence en cas d’arrêt maladie et de la décote salariale de 10 % pour les agentes de la fonction publique, interdiction de licenciement, droit à absences rémunérées pour faire ses démarches, droit à la mobilité géographique et fonctionnelle ;

  • L’obligation de formation des personnels des ressources humaines, personnels encadrants, élu·es dans les instances représentatives du personnel (comité sociaux CSE / CSA…)

  • Des moyens pour que les référent∙es harcèlement sexuel/agissement sexiste des CSE et les élues VDHA (violence, discrimination, harcèlement, agissement sexiste) puissent jouer leur rôle syndical : prérogatives clairement définies, temps de délégation, formations…. ;

  • L’obligation annuelle d’une campagne de sensibilisation sur les violences sexistes et sexuelles auprès de l’ensemble des salarié∙es sur leur temps et lieu de travail ;

  • L’obligation de mise en place de dispositifs de prévention spécifiques pour les travailleuses et travailleurs les plus vulnérables et notamment les jeunes, les précaires, les apprenties, les personnes LGBTQI+, les travailleuses de nuit ou en milieu non mixte… ;

  • Des droits pour que les victimes de violences sexistes et sexuelles travaillant dans des entreprises sans représentant∙e du personnel puissent être défendues et accompagnées par un syndicat face à leur employeur ;

  • Un accès aux soins garanti avec le remboursement à 100 % des consultations en psycho-traumatologie pour les victimes ;

  • La mise en œuvre partout et sans délai du programme EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle, et Sexuelle) dans les écoles et les établissements, avec le recrutement de personnel médico-sociaux à hauteur des besoins.


Les violences sexistes et sexuelles au travail ne sont pas une fatalité


Transformer le travail, c’est transformer la société tout entière !


Contact :

Frédéric SOUILLOT

Secrétaire général

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FO56


📱02 97 37 66 10

📍3 Boulevard Cosmao Dumanoir 56100 Lorient

⌚ du Lundi au vendredi de 09:00 à 12:00 de 13:30 à 17:30

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