• FO 56

Témoignage : On abandonne les jeunes qui vont construire la France de demain.


Amandine, étudiante en troisième année de Licence Humanités, a pu réaliser un stage de 4 semaines. Il était important pour FO56 et Web, Art & Bio d'apporter un peu de soutien aux étudiants pendant cette période compliquée.

Par le biais de sa maman, Amandine fit la connaissance de Web, Art &Bio qui se trouvait juste à côté de la bibliothèque municipale de Callac. Cette rencontre a abouti à un stage réalisé dans la bonne humeur et le partage.


- Tu es arrivée pendant la préparation des élections TPE, as-tu trouvé cette expérience Force ouvrière enrichissante ? Au départ, quand je suis arrivée, je ne m'attendais pas à parler d'un syndicat mais je dois dire que j'ai été plutôt bien surprise. Tout d'abord, j'ai apprécié rédiger des articles sur pleins de sujets différents, ça été très instructif. J'ai également fait quelques pubs avec Tatiana et j'ai vraiment aimé parce que je peux laisser mon imagination prendre le dessus. Le fait de savoir faire des lives sur Facebook va sûrement me servir à l'avenir. Travailler autour d'un syndicat m'a fait aussi beaucoup réfléchir sur ma propre situation d'étudiante et sur mon envie de me syndiquer plus tard. J'ai beaucoup été frappé par les injustices que peuvent subir des centaines voire des milliers de personnes tous les jours. J'avoue que ça a fait ressortir mon âme de militante! Bien que je passe beaucoup d'heures sur les réseaux sociaux, j'ai découvert pleins de petites choses et j'ai été outré par la censure que l'on rencontrait constamment, notamment quand on parle d’élections. Censuré en 2021, oui c'est possible ... Globalement, j'ai appris beaucoup en 4 semaines au niveau numérique, peut-être davantage qu'en 3 ans de licence... Être étudiant en 2021... Une année que les étudiants subissent les effets de la crise sanitaire sur leurs études. Prostrés devant leurs écrans toute la journée, le distanciel est devenu LA solution pour le gouvernement. Les étudiants souffrent d'un manque de considération au quotidien et personne n'écoute leur détresse. Précarité, solitude, décrochage, l'État est aveugle devant tant de difficultés étudiantes. Ils sont tellement écartés qu'on n'ose même plus évoquer leur situation lors des allocutions. Être étudiant en 2020/2021 est vraiment compliqué. On abandonne les jeunes qui vont construire la France de demain. Pourtant, cette précarité étudiante ne date pas d'aujourd'hui. On ne donne plus aux étudiants les moyens de réussir. La vie étudiante est de plus en plus chère, les étudiants sont obligés de s'endetter. Je suis étudiante sur Brest depuis 3 ans maintenant, j'ai 100 euros de bourses par mois et un peu d'APL, je pense que je serais à la rue si mes parents n'étaient pas là et ne s'étaient pas endettés pour payer mes études. Malheureusement, beaucoup de camarades n'ont pas ma chance ... Pendant le second confinement, l'État à décidé d'offrir exceptionnellement une aide de 150 euros aux étudiants boursiers et de baisser le prix des repas au Crous à 1 euro. Néanmoins, après ça, silence radio, débrouillez-vous les étudiants. Récemment, après l'annonce des nouvelles mesures le 31 mars 2021, les étudiants avaient le droit de retourner 1 jour par semaine en cours. Mais ne serait-ce pas de la poudre aux yeux ? Ce jour par semaine était déjà mis en place depuis un moment mais il était presque impossible aux étudiants de revenir car il ne fallait pas que les effectifs des établissements dépassent 50 %. Par ailleurs, comment vont se passer les examens à venir ? Présentiel ? Distanciel ? Un vrai jeu de loterie, qui agace et désespère nos étudiants. N'oublions pas non plus, que depuis des années, le gouvernement réduit les moyens des facultés. La crise sanitaire à fait oublier les anciennes difficultés mais elles sont toujours là et vont perdurer. J'étais vraiment heureuse d'arriver à la fac surtout dans mon petit département de licence Humanités. Dès la première année, on s'est aperçu du manque de moyen de la fac. Pendant la deuxième année, on nous a dit que nous allions perdre une semaine de cours par manque de moyen de l'université. En troisième année, on nous supprime encore une semaine de cours et on apprend que notre licence va définitivement fermer car nous coûtons trop cher. Moi qui chérissait ma licence, j'étais terriblement en colère. L’État va-t-il un jour donner aux étudiants les moyens de réussir, où vont-ils encore leur serrer la ceinture ? Les mesures prises durant le confinement annoncent déjà la couleur! MORCET Amandine, Stagiaire chez Web, Art & Bio pour FO56